Des sorcières à Thémines

Quand il y avait des sorcières à Thémines…

Au printemps 1661, alors que Louis XIV avait 22 ans, le Présidial de Cahors instruisait le procès de Jean Lacan de Théminettes et de Jeanne Pégourié de Thémines, accusés de « sortilèges » et autres « maléfices ».

Au cours de son interrogatoire, Lacan reconnut « avoir donné à la demoiselle Darcimoles, fille du juge au marquisat de Thémines, une pomme préparée par Jeanne Pégourier », « être allé au Sabbat » où l’aurait amené un maçon de Lacapelle-Marival et où « le démon lui aurait donné quelque chose pour le faire aller aussi vite qu’il voudrait, au moyen de quoi il aurait visité Madrid et Tolède ».

De son côté, Jeanne Pégourié avoua « être allée au Sabbat », « avoir reçu une pomme du démon, lequel aurait mis quelque chose dedans ». Elle déclara encore « avoir fait mourir quatre petits enfants avec une certaine poudre que le démon lui avait baillée », « avoir demandé de l’argent au démon, lequel lui bailla vingt livres », mais, étant de retour à sa maison, « elle ne trouva rien ».

On le voit, les sorciers étaient de vrais criminels… Le Présidial en jugea ainsi, et par sentence du 14 mai, Jean Lacan et Jeanne Pégourié furent condamnés à être « pendus et étranglés », leur corps devant « être brûlés et les cendres jetées au vent ».

À cette époque la famille d’Arcimoles était propriétaires de la maison de maître située entre Théminettes et la route de Figeac aujourd’hui propriété de Cayre. C’est dans sa cour que le bûcher fut allumé et la sentence exécutée.

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