Galanthe des neiges ou Perce-neige

Galanthus nivalis
Perce-neige
Sa floraison est précoce, dès janvier, en basse altitude.
La plante est vivace, de taille très modeste, à bulbe ovoïde accompagné de caïeux qui composent à la longue des peuplements très drus.
La fleur est une charmante clochette blanche, pendante et solitaire, le fruit est une capsule ovoïde verte, charnue, assez grosse.
Deux feuilles planes encadrent la tige.

Stellaire holostée

caryophyllacées

Stellaire holostée
C’est une plante vivace à tiges couchées à la base puis redressées (jusqu’à 60 cm de haut)
Stellaire_holostee_2Les feuilles lancéolées allongées et progressivement rétrécies en pointe sont glabres sur les faces, ciliées, rugueuses sur bords.
Les fleurs blanches assez grandes s’épanouissent depuis mars jusqu’en juillet. Les cinq pétales sont divisés jusqu’au milieu.

Véronique de Perse ou Thé des crapauds

scrophulariacées

Véronique de Perse
Commune des pelouses et des champs, cette véronique est d’une discrétion telle au ras du sol qu’elle échappe souvent à notre regard. Elle se reconnaît à sa minuscule fleur ronde solitaire à quatre pétales bleus rayés de pourpre dont l’un est plus clair.
Veronique de Perse_2

Le puits du hameau de Lafanayre

FontaineLaFanayreEn occitan « Lo fanayre » désigne une femme qui fane dans un pré afin d’en faire sécher le foin. La liaison entre cette appellation et le hameau est mystérieuse. Au recensement de 1911, quatre maisons étaient habitées par dix personnes.
Avant la construction des citernes, deux points d’eau assuraient l’approvisionnement du hameau : un petit lac aujourd’hui comblé situé en haut du lieu-dit pour faire boire les animaux et ce puits maçonné d’une profondeur de quatre mètres. Il est creusé dans le rocher calcaire d’une petite falaise. La partie basse a la forme d’un cube de deux mètres de côté dont le plafond est voûté. Une margelle couverte et munie d’une porte s’élève côté chemin. L’eau semble provenir des joints inter strates que le puits traverse. Elle est très fraîche et limpide. Il semble qu’elle était utilisée pour boire, pour la cuisine, la toilette et les lessives.

L’état de la partie extérieure est très délabré. La municipalité projette de la restaurer.

Cazelles ou gariottes de Thémines

(par Paul Brunet)

Personnellement ayant vécu une bonne partie de mon enfance à Thémines, je n’ai découvert l’appellation « gariotte » que lorsque je me suis intéressé à ce genre de construction en consultant des revues sur le patrimoine. Elles étaient appelées cazelles.

Nous pouvons constater qu’elles sont construites de différentes façons. Pour les anciennes encore debout, les toits sont couverts de pierres plates dites de lauzes de calcaire. Les récentes ont des toits en tuiles.
Dans les champs, leurs implantations sont généralement près des murets de clôture à proximité de la sortie de la parcelle. La construction en pierres sèches n’est pas très soignée et la base est carrée ou ronde. Nous pouvons remarquer l’absence de moyen de fermeture de l’entrée dont la dimension semble standard : 1 m 20 de haut sur 0 m 60 de large.
Ce ne sont que des abris sommaires pour un berger et son chien. Une petite fenêtre peut être pratiquée sur un côté afin d’élargir l’angle de surveillance sans se mouiller lorsqu’il pleut. Par contre, celles qui étaient érigées dans les fermes étaient le plus souvent rondes avec le toit en forme de cloche constitué de lauzes montées en encorbellement avec une pierre longue de forme pyramidale dressée au sommet. Les murs, toujours en pierres sèches étaient élevés avec plus de soins.
Schéma de constructionElles étaient de toutes les dimensions, il en est même qui furent habitées. Mais leur usage à Thémines s’est limité à des poulaillers, porcheries, chèvreries, pigeonniers et remises. Elles ont une porte, parfois une petite fenêtre, et un trou dans le toit avec une pierre d’envol pour des pigeons.

Ces constructions ne datent que de trois à quatre siècles, lorsque les terres furent mises en culture et épierrées. Ainsi la matière première fut-elle employée pour les construire en même temps que les murs des limites du parcellaire. C’est pour cela qu’elles sont nombreuses dans le Causse et pratiquement inexistantes dans le Limargue.

La légende dit que les bergères y filaient la laine tout en gardant les moutons. Les mauvaises langues disaient qu’elles y recevaient quelques galants en cachette.
Ce patrimoine, d’architecture simple, souvent construit par les paysans est en danger. Les remembrements, le besoin de matériaux faciles, le concassage après épierrage, le gel et le manque d’entretien pour un édifice qui ne sert plus sont les causes de leur disparition. Leur recensement au niveau de notre commune va peut-être sensibiliser les propriétaires et en sauver quelques-unes de l’oubli.

En attendant nous avons le plaisir de vous en faire découvrir quelques-unes :

Gariotte en plein champGariotte en plein champ
Gariotte dans une cour de fermeGariotte dans une cour de ferme